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dimanche 5 juillet 2015

Une malchance persévérante

En novembre de l'année dernière, je commençais à expédier "Lois festives" à différents éditeurs que mon habituel. 
La raison primaire, la secondaire étant de connaître d'autres avis sur ma capacité d'écrivain, est que ma maison d'édition n'a pas une section Boys Love et, apparemment, jamais traité ce genre littéraire. Ce qui a causé beaucoup d'aléas pour répertorier "Références manga" auprès de leurs partenaires divers. Aussi mon premier roman a subi des voyages mouvementés entre la division manga (à cause de l'intitulé du roman),  le district de l'humour et le département érotisme, pour ne visiter, en aucune manière, son secteur privilégié et lui étant dû. Et, aujourd'hui encore, en le cherchant, vous le découvrirez sur des rayons variés, mais jamais dans celui du Boys Love ou Yaoi.

Pour en revenir que je me suis évertuée à quêter des maisons à priori spécialisées, durant plusieurs semaines, et leur ai envoyé mon projet spécial Noël à des dates plus ou moins éloignées. 
Délais de réponse ? Entre 3 et 8 mois d'après leurs sites, dans la chance de passer le barrage première lecture de biais. Si ce n'est le cas, vous recevrez dans les 3 semaines suivantes une gentille lettre de... 
"Intéressant, mais non, merci". 
J'ai eu beau vérifier ma boîte, tous les jours, rien de tout cela m'est parvenu. Par contre, un respectueux mail de la maison "Tabou" m'a confirmé la réception de mon manuscrit, lui.

Alors... pourquoi ce titre d'article : "Une malchance persévérante" ? 
Explications...
Les éditions Blanche n'ayant pas répondu dans le délai imparti, j'ai craint une perdition de mon manuscrit dans les traditionnels tourments postaux. J'ai donc fait les frais de renvoyer mon écrit et ai pris sur moi d'attendre 3 longs mois supplémentaires. Au bout d'un, une réponse sur ma première expédition...
"Nous ne publions, dorénavant, qu'une paire de dizaine de livres par an..." 
À cette annonce incroyable sur le problème économique qu'a dû subir cette maison ayant coutume d'en éditer au moins 100 fois plus, j'ai mis, sur-le-champ, son adresse dans la catégorie... 
"Va bientôt fermer ses portes".
En parlant de fermer ses portes... J'ai relancé, il y a quelques jours, les éditions Muffins via son e-mail spécial contact. Réponse du lendemain... 
"Je ne retrouve pas votre envoi, mais nous faisons une pause éditoriale pour un temps indéterminé..." 
Et, le même jour... 
"J'ai retrouvé votre envoi. Il était bien parmi les autres dont les auteurs, eux, ont été avertis de..."
Choc extrême. Me voici classée dans l'espèce des...
"Éternelles oubliées, omises, négligées..."
Pensées funestes... sur le coup et, seulement, sur le coup. Toutefois, le délictueux a été irrévocablement supprimé de ma liste des adresses sites favoris (même si l'éditrice a tenté de l'humour, par la suite, dans son fatal message).
Et voilà que, mi-juin, une étrange enveloppe me parvient... Au premier abord, j'ai cru que le facteur s'était trompé de boîte...
"Qu'est-ce que c'est que ce nom de famille ?"
Cependant, l'adresse étant la bonne, j'ouvre et...
"Monsieur..."
Ça, c'est une question d'habitude à cause de mon prénom mixte. Je passe donc l'éponge et continue...
"Nous sommes lectrices au sein du comité éditorial des éditions Blanche..."
S'ensuit le résumé des restrictions volontaires de publication de la maison, et patati et patata. Mais... Sachant qu'un comité de lecture se compose de 3 personnes devant lire votre manuscrit, qu'il faut au moins 2 avis favorables pour avoir la possibilité d'être publier, et, de plus, que mes 2 interlocutrices sont une éditrice et une journaliste-écrivain de métier... 
Élan de fierté, chevilles qui enflent... 
Réaction tout ce qu'il y a d'humaine quoi ! Je dévie, malgré tout, mes yeux de la missive afin de reprendre contenance. C'est ainsi que j'inspire et, retenant ma respiration, lis d'une traite la proposition d'une...
"Alternative éditoriale : la publication numérique..."
Connais déjà. Envoi de réponse négative. Mais espoir retrouvé. Aussi j'attends les quelques autres réponses et...
"Qu'est-ce que c'est que ça ?"
Il y a 2 jours, j'ouvre mes mails. Récidive de...
"Monsieur..."
Et de la fameuse...
"Alternative éditoriale"
Est-ce du harcèlement ? Ou de la... persistance ? Mon espérance, que ma façon d'écrire plaise, se multiplie par 200, ma fierté se gonfle dangereusement... ainsi que mes chevilles d'ailleurs. Pour ces dernières, n'étant pas une habituée de ce phénomène, je m'auto-déclare atteinte de rétention d'eau sur cette partie de mon anatomie. Bref. Je prends la peine, une ultime fois, de décliner l'offre.
Et pour la suite des évènements, il faudra attendre les réponses des uns et des autres dans un plus ou moins proche avenir. Croisons les doigts !

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