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lundi 6 juillet 2015

Ensorcelés !

Je vous ai parlé, dans l'article précédent, de la malchance persévérante... Persévérante sur mes Boys Love.

Quelqu'un les a ensorcelés !

Il ne peut en être autrement. Vu les problèmes auxquels ils doivent faire face. 
Pour mon manuscrit, "Lois festives", vous avez dû déjà lire l'écrit sur les fermetures, sûres ou prochaines, des maisons d'édition auxquelles il a été envoyé, etc. Là, je vous ai même touché deux mots sur le voyage hasardeux de "Références manga" au-travers les chemins sinueux menant à sa catégorie littéraire dont il n'a jamais, à ce jour, atteint ne serait-ce les frontières. Et pourtant...

Tout avait si bien commencé par un envoi à la maison d'édition "7écrit" à Paris, via leur site. Quelques heures plus tard, coup de fil me signifiant que le peu de ce qu'ils avaient lu leur plaisait mais qu'ils devaient, par précaution, le présenter à leur comité de lecture.
"Pourquoi déjà un appel téléphonique puisqu'il n'y avait eu que le premier
passage de sélection franchi, vous demandez-vous, hum ?"
Eh bien... L'année précédente, ce comité de lecture n'avait retenu que 10% des manuscrits présentés. Une goutte d'eau pour une surface d'océan se retrouvant ainsi aride de publications. Aussi, exceptionnellement, la maison d'édition avait décidé que les livres, ayant réussi la primaire approche, se retrouveraient immédiatement dans les mains des lectrices et lecteurs du comité afin de décider de leur sort définitif et immédiat. Le lendemain, je recevais l'anxieuse réponse...
"Incroyable ! Fait rare ! Il est reçu à 100% !
Tous ont adjugé votre écrit ! Il sortira donc le mois prochain."
Tête qui tourne. 
"Ai-je bien entendu ? Qu'est-ce qui se passe ?"
Il se passe qu'après contrat signé, vous êtes pris dans un engrenage lancé à vitesse grand V. Ce sont vos premiers pas dans un monde inconnu, mais il n'est pas temps pour un apprentissage. Vous devez avoir œil sur tout, et vous en oubliez de prendre le temps de vous poser, de reprendre contenance, de réfléchir. Et vous faites de votre mieux en remplissant la fiche renseignements de votre premier roman.
"Référencement du livre ?"
"Roman Boys Love"
Rajoutons entre parenthèses...
"(humoristique)"
Et, vu votre manque d'expérience, vous proposez que ce soit le professionnel qui en soit juge... "Roman Boys Love" est donc passé aux oubliettes, et on référence l'œuvre dans "humour". Je n'ai compris que bien plus tard, trop tard, la raison à cela...
"Boys Love = inconnu au bataillon"
Et vous devez vous écrier...
"Comment ça, inconnu au bataillon ?!"
Si vous saviez combien de professionnels dans la littérature vous lorgnent avec perplexités, en vous faisant penser que vous parler martien en prononçant ces deux mots anglophones... Puis, quand vous donnez la définition du genre, vous avez droit à... bouche bée et joues rouges de votre interlocuteur qui prend une décision irréversible et erroné en mettant votre pauvre "Références manga" au rayon...
"Érotique - interdit au moins de 18 ans" 
Et vous avez beau vous battre comme une damnée les premiers mois de son existence... Rien y fait : votre bébé erre à travers les sentiers battus de l'incompréhension humaine d'un référencement à l'autre...

Mais revenons en arrière car, avant tout cela, mon cher manuscrit, devant passer dans les mains d'un correcteur, n'en voit pas la vraie couleur. Et, moi-même, aveuglée par cette inédite aventure, ne le conçoit qu'une fois l'ouvrage imprimé, entre mes mains.
Bien entendu, entre les corrections, les incorrectes références littéraires, le mauvais bon vouloir incompréhensible des sites vendeurs donc une définitive perte de ventes auprès d'amateurs assurés pour cet écrit publié, sans oublier les mésaventures du manuscrit "Lois festives", je ne peux que confirmer que mes Boys Love ont été...

Ensorcelés !

Et j'ai même reçu confirmation aujourd'hui, en découvrant le décompte de mon deuxième roman publié qui, lui, bien référencé, n'a fait que 20 ventes en plus que l'introuvable yaoi à la section adéquate... Alors, quelles auraient été les ventes de "Références manga" s'il avait été étiqueté, par tous, comme il se doit, hum ? Bref. Bien que j'étais déçue du chiffre annoncé et en ai grommelé auprès de l'éditeur, mes écrits ne sont pas considérés comme des "flops littéraires", du moins dans les pourcentages pour les maisons d'éditions à droits d'auteur ou à contrat participatif. L'avenir nous en dira plus. Cependant, si vous connaissez un sort de désenvoûtement, ne vous gênez pas pour vous en servir sur mes Boys Love. En vous en remerciant d'avance...

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